mardi 6 juin 2017

Autrement BEAU CE dimanche !

Autrement BEAU CE dimanche !
FÊTE AGRICULTURELLE
Il est encore temps de réserver !






Le 11 juin, à Sougy, venez faire la fête aux Envolées de LETTRES du PAYS et profiter de nombreuses séquences lues, chantées,
théâtralisées, dansées, contées... à partir des Lettres écrites par des agriculteurs et de Réponses des habitants du Pays Loire- Beauce.
Laissez vous surprendre lors des trois parcours-paysages ou sur le site central de la fête. Et toute la journée : animations, expositions,
spectacles, concert, surprises, Mystérieuses Coiffures, stands, jeux, buvette, petite restauration...

Les parcours en car ou à vélo ainsi que le repas champêtre se font sur réservation.
Alors pensez à nous appeler au plus vite pour réserver votre place !


 9h15 : Parcours-paysage en autocar (sur réservation)
9h30 : Parcours-paysage à vélo (sur réservation. Apporter vélo et casque)
11h00 : Lectures-rencontres autour des LETTRES et RÉPONSES
12h30 : Apéro-LETTRES et LETTRES SEMÉES
13h00 : Repas Champ-(L)ettre (12€ sur réservation)
14h30 : Parcours-paysage à pied
15h00 : Lectures-rencontres autour des LETTRES et RÉPONSES
16h00 : LETTRES interprétées par les enfants de l’école de Sougy
17h30 : Goûter-LETTRES avec C’est Nabum, bonimenteur
18h30 : Concert-LETTRES avec Dan Grall, chanteur
19h30 : LETTRES SEMÉES par les fous de bassan !
20h00 : Cocktail de clôture offert par la municipalité
les fous de bassan ! 

lundi 29 mai 2017

Les perturbateurs endocriniens #PE et l'agriculture ?



Parmi les décisions prise au niveau de l'Europe de 27, certaine semble être loin de l'agriculture

un exemple: Les PE (perturbateur endocrinien)



les normes sur les produits agricoles sont là pour nous protéger !




Comme toute substance, l'exposition est la clé pour que le bénéfice soit supérieur au risque.


beaucoup trop de lois sont prisent rapidement sur des doutes, et le retour en arrière est souvent difficile !



Pour comprendre les enjeux dans yvoir.fr du 26 mai 2017, Antonin GARNIER (AGRA Presse)

Phytosanitaires
Bruxelles tente une nouvelle fois de faire adopter sa proposition sur les perturbateurs endocriniens
La Commission européenne espère enfin convaincre les États membres d’adopter sa proposition de définition des perturbateurs endocriniens, présentée en juin 2016.
Une réunion extraordinaire du comité permanent réunissant les experts des États membres devrait être organisée le 30 mai pour procéder à un nouveau vote. Une réunion préparatoire, les 17 et 18 mai, a montré à Bruxelles qu’il était possible d’obtenir une majorité qualifiée.

Quinze auraient soutenu le projet de la Commission tandis que le Danemark, la Suède et la République tchèque continuent de s’y opposer. Les autres délégations devraient s’abstenir. Seule la position de la France, jusqu’à présent opposée à la proposition de la Commission, estimant qu’elle ne va pas assez loin, n’est pas connue puisqu’elle n’était pas présente lors de la réunion. La position française – et son nouveau ministre de l’environnement Nicolas Hulot – pourrait être déterminante pour faire basculer la majorité et donc permettre l’adoption – ou non – du texte.

La proposition de la Commission européenne pourrait conduire à ce qu'un certain nombre de produits phytosanitaires n'obtiennent pas d'autorisation de mise sur le marché lors de leur renouvellement. Mais Bruxelles prévoit des dérogations.
Antonin GARNIER (AGRA Presse)


jeudi 27 avril 2017

Soirée Agriculturelle Vendredi 28 avril, 20h30

Soirée Agriculturelle

Vendredi 28 avril, 20h30 : 
Salle des Fêtes, St-Péravy-la-Colombe
 
 
En 2016, avec les Envolées de LETTRES du PAYS, la compagnie théâtrale les fous de bassan! a recueilli la parole des agriculteurs et leurs familles.
Ce sont 108 LETTRES qui ont été semées par le monde agricole, puis rendues publiques à travers une série de lectures-concerts.
Dans un esprit de dialogue, les habitants du Pays Loire-Beauce leur ont adressé 440 RÉPONSES.




 
En 2017, LETTRES et RÉPONSES sont mises en valeur lors de 3 fêtes agriculturelles intitulées Autrement BEAU CE dimanche !
Au programme : des parcours-paysages animés, à pied, à vélo et en autocar, guidés par des agriculteurs locaux ! Mais aussi des spectacles, concerts, expositions, jeux, rencontres, stands, et un repas champêtre...
 
Pour que tous les professionnels du monde agricole puissent rejoindre cette aventure et contribuer au dialogue entre producteurs et consommateurs, les fous de bassan! proposent une rencontre préparatoire aux Autrement BEAU CE dimanche :
 
VENDREDI 28 AVRIL, 20H30
SALLE DES FÊTES
ST-PÉRAVY-LA-COLOMBE (45)


 
 

 
 
Quelques retours de spectateurs qui ont assisté à ces lectures :
 
Félicitations pour votre travail, votre persévérance, et de nous apporter toutes ces choses, du rire, des larmes, la connaissance du milieu agricole et bien sûr ce lien avec les agriculteurs et leur environnement.
 
Lecture-concert émouvante et drôle. Bravo aux agriculteurs du Pays Loire-Beauce !
 
J'ai été très touchée par les textes des agriculteurs et par la générosité avec laquelle les différents artistes les ont portés jusqu'à nous.
 
Quelle émotion, profondeur, puissance de témoignages simples et sans doute rares sous cette forme indirecte.
 
Que ces lettres sont émouvantes, quel engagement dans votre présentation quel travail d'équipe et de chacun ! J'ai eu plus d'une fois les larmes aux yeux ! Je vais essayer d'en lire le plus possible et même d'y répondre... Bravo à tous pour tout ce travail et merci de nous aider à  réfléchir à cette deuxième (sans hiérarchie) culture dont nous dépendons également pour la beauté des paysages, pour notre alimentation…
 
Dites ou chantées avec une énergie grave et déjantée, ces tranches de vies récoltées dans les sillons-mêmes du vécu paysan nous ont sauté à la conscience. Donner de la voix, le mot parait faible mais l’idée est forte. Donner sans compter et porter leurs lettres à notre connaissance, d’un timbre puissant qui décoiffe les tabliers à carreau et balaie les préjugés. La réalité est plus subtile qu’on ne l’imaginait. Dégagées d’un coup de pelle les idées toutes faites !

samedi 8 avril 2017

Larguez les amarres


Une passion, la scène,  se faire et faire plaisir dans notre ruralité !!

Théâtre peu académique, le but faire rire notre public populaire de plus en plus nombreux



Acte1






Acte 2




Acte 3






mercredi 5 avril 2017

Fraudes massives sur les miels mis en marché en Europe ?

Uwe Karassek du labo QSI qui avec 5 autres labo en Europe utilisent la résonance magnétique nucléaire en analyse de routine des miels.




Je vous invite à regarder de près ce document qui nous parle du fait qu’un tiers seulement  d’échantillons sont conformes contre 2/3 de non-conformité dans une étude portant sur près de 2300 échantillons de miels ;




Vous verrez aussi dans le pdf les excès analytiques allemand qui recherchent aussi ce qui est dans l’air du temps des préoccupations environnementales (roundup)




- l’ampleur de la fraude,
- le fait que le contrôle des fraudes appartient à la fonction d’état, qui n’assume plus cette mission

Sur ce deuxième point, plusieurs remarques et commentaires :
- le contrôle exercé par l’état n’a certainement pas la même profondeur et amplitude quand il s’agit d’autres questions..
- comment peut on envisager un PDDA si dans le même temps l’effort de développement est ruiné par la fraude ??
Autrement dit, piloter le pdda sans s’attaquer au premier point critique qui est cette fraude si massive, c’est vider l’océan avec une passoire.
Comment accorder le moindre crédit à ce plan quant à l’intention de résoudre la crise apicole??

Dit encore de manière différente, ces constats viennent poser la question. Est-ce que l’enjeu du pdda ne serait pas non point la question apicole et son devenir mais bien l’usage qui peut être fait par les pouvoirs publics de la question des abeilles??

Question de Campagne : pesticides

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Question de Campagne : lobby

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Question de Campagne : administration

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Question de Campagne : eau

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mardi 4 avril 2017

Soirée Agriculturelle Vendredi 28 avril 2017


Vendredi 28 avril, 20h30 :
 Salle des Fêtes, St-Péravy-la-Colombe



En 2016, avec les Envolées de LETTRES du PAYS, la compagnie théâtrale les fous de bassan! a recueilli la parole des agriculteurs et leurs familles.
Ce sont 108 LETTRES qui ont été semées par le monde agricole, puis rendues publiques à travers une série de lectures-concerts.
Dans un esprit de dialogue, les habitants du Pays Loire-Beauce leur ont adressé 440 RÉPONSES.
En 2017, LETTRES et RÉPONSES sont mises en valeur lors de 3 fêtes agriculturelles intitulées Autrement BEAU CE dimanche !
Au programme : des parcours-paysages animés, à pied, à vélo et en autocar, guidés par des agriculteurs locaux ! Mais aussi des spectacles, concerts, expositions, jeux, rencontres, stands, et un repas champêtre...
Pour que tous les professionnels du monde agricole puissent rejoindre cette aventure et contribuer au dialogue entre producteurs et consommateurs, les fous de bassan! proposent une rencontre préparatoire aux Autrement BEAU CE dimanche :
VENDREDI 28 AVRIL, 20H30
SALLE DES FÊTES
ST-PÉRAVY-LA-COLOMBE (45)
Pour découvrir un aperçu des lectures-concerts des lettres d’agriculteurs :


Quelques retours de spectateurs qui ont assisté à ces lectures :
Félicitations pour votre travail, votre persévérance, et de nous apporter toutes ces choses, du rire, des larmes, la connaissance du milieu agricole et bien sûr ce lien avec les agriculteurs et leur environnement.
Lecture-concert émouvante et drôle. Bravo aux agriculteurs du Pays Loire-Beauce !
J'ai été très touchée par les textes des agriculteurs et par la générosité avec laquelle les différents artistes les ont portés jusqu'à nous.
Quelle émotion, profondeur, puissance de témoignages simples et sans doute rares sous cette forme indirecte.
Que ces lettres sont émouvantes, quel engagement dans votre présentation quel travail d'équipe et de chacun ! J'ai eu plus d'une fois les larmes aux yeux ! Je vais essayer d'en lire le plus possible et même d'y répondre... Bravo à tous pour tout ce travail et merci de nous aider à  réfléchir à cette deuxième (sans hiérarchie) culture dont nous dépendons également pour la beauté des paysages, pour notre alimentation…
Dites ou chantées avec une énergie grave et déjantée, ces tranches de vies récoltées dans les sillons-mêmes du vécu paysan nous ont sauté à la conscience. Donner de la voix, le mot parait faible mais l’idée est forte. Donner sans compter et porter leurs lettres à notre connaissance, d’un timbre puissant qui décoiffe les tabliers à carreau et balaie les préjugés. La réalité est plus subtile qu’on ne l’imaginait. Dégagées d’un coup de pelle les idées toutes faites !

dimanche 5 mars 2017

La machine a broyer .. #SIA2017


Après trois jours de Sima et de Sia pour moi,
en plein élection Présidentielle,
avec une crise dans toutes les filières de l'agriculture française sans précédent ....

Je me demande quand peut t on parler de l'avenir de notre agriculture dans notre Pays ?

oui, j'ai les abeilles !!



On entend que le problème principal des Français:     c'est l'emploi !!

sur le stand #Agridemain, notre animation "Elysée l'agriculture" montre autre chose !


J'ai rencontré des personnes terrorisées par leur alimentation, se rattachant à des Gourou, des mouvements sectaires, affirmant des non-sens biologiques, sanitaires et environnementales.

L'agriculture française est leader et garantie bien les 4 premières affirmations du classement.


le vote, c'est par là !!     ton droit et devoir !


La machine Médiatique broie les réflexions, les connaissances
 au profit de clichés statiques et indestructibles.




Retour de Paris via la SNCF
Arrivée à la GARE d’Austerlitz

mon premier train pour les Aubrais-Orléans

18 H 22 annoncé quai 12
Je prend mon billet via une appli, et mon billet est lié au QR code sur ma carte SNCF
(pas encore réussi à transfert le QR-code sur l'appli SNCF)

1ère annonce :
" le train n°xxxxx, aura du retard, un agent ne s'ai pas présenté "

2 minutes plus tard
2 ème annonce:
"le train n°xxxxx, est annulé"

Ruade vers le suivant 18 H 27
déjà bien rempli, vers 18H20 un message en voiture

1ère annonce :
" Ce train aura du retard, la locomotive est en panne ! "

2 minutes plus tard
2 ème annonce:
"la locomotive doit être changé, ..... 
le retard est indéterminé

il y a un train pour les Aubrais à 18h37 quai 6, voilà ! "

Ruade vers le suivant 18 H 37
Bondé et sans doute en surcharge, vers 18H50 un message en voiture

"le train a un peu de retard, une porte ne se verrouille pas"

le train fini par partir vers 19h05, plusieurs arrêts sur le parcours, arrivée aux Aubrais 20h20



ma voisine me confie, 
"le train a plus de 30 minutes de retard, la SNCF vas distribuer des coupons de réduction G30"
moi
"j'ai un coupon depuis 3 mois, je ne peux pas l'utiliser sur les trains que j'utilise..."
.... notre conversation est interrompue par un message en voiture

"le train n°xxxx arrive en gare des Aubrais avec un retard de 25 minutes !! 


Est ce un problème de moyen, de travail ou de gouvernance de notre pays ?



et l'information, notamment sur le service public est elle vraiment au service de la population ?


et l'administration ?

J'ai besoin d'un document provenant d'une administration pour l'administration!

Le bureau me demande 3 documents pour l'obtenir.

Les 3 documents sont fournis par l'administration elle-même, mais elle ne peut pas les communiquer au bureau qui me les demande !

Je dois donc demander à trois bureaux de l'administration pour les fournir au bureau qui me le demande, alors que moi, franchement, je pourrai travailler sans !!!

La machine a broyé notre démocratie est bien en route, rouage médiatique, service publique, administratif avec un pouvoir politique élu dilué dans cette complexité ayant perdu tout  contrôle.


Je crois que le peuple n'est pas dupe, et sa volonté de casser la machine est en route, ça ne trompe pas,  la mèche au vent !







vendredi 27 janvier 2017

Le Flux Numérique du Cultivateur


participation au


Workshop Vers quels systèmes d’information pour l’agriculture allons-nous ?

26 janvier 2017, à Paris


voici ma vision du SI du cultivateur


 exemple et détails des flux chez le cultivateur:








et le AgBigData vu par yojob-agriculture.fr


Organisateurs
Réseau Numérique et Agriculture (www.acta.asso.fr/numerique)
co-organisée avec les acteurs suivant :


mardi 24 janvier 2017

L'agriculture, est ce contre-nature ?



3 News de la semaine :

Les superbes photo de notre astronaute, montrant souvent la plus belle activité de l'homme vu de la SSI : L'agriculture !!



Le commentaire de Thomas est assez neutre, mais les commentaires le sont moins ?

Moi, je vois l'homme luttant contre le dessert pour développant la vie, le vert contre le sable !
d'autres, vois l'impact de l'homme sur la biodiversité du dessert, étant contre nature ?

Pour moi, la couleur verte est la vie !

en complément l'article d'Antoine Jeandey sur Wikiagri.
 http://wikiagri.fr/articles/lastronaute-thomas-pesquet-montre-aussi-lagriculture-vue-de-lespace/12036


les articles jardinages dans le Figaro de Marc Mennessier 
sont toujours très pertinent.

la question est intéressante par rapport aux idées reçu, mais les réponses sont argumentées !

Ce sont les même réponse pour notre agriculture "conventionnel" et "bio".


aucun modèle n'est parfait, sinon, un seul existerai !!








et la conclusion :

Enfin une généralisation du bio, prônée par certains mouvement écologistes, obligerait à défricher de nouvelles terres, donc à empiéter sur les espaces naturels, pour compenser les rendements plus faibles que ceux obtenus avec les méthodes conventionnelles. Bref, l'inverse de l'effet souhaité...



mardi 10 janvier 2017

Avoir les abeilles !!!


Définition: Avoir les abeilles

L'abeille est un insecte réputé pour s'énerver facilement en cas d'agression. Lorsqu'il se sent agressé, cet insecte pique en général son assaillant de manière vive. Avoir les abeilles, c'est donc être très en colère, en argot.



Oui les abeilles, dans la même semaine !!





2° http://www.mediaterre.org/france/actu,20170105143647.html


Un communiqué du  Réseau Biodiversité pour les Abeilles


Bilan des suivis des mortalités d'abeilles par la DGAL (Ministère de l'Agriculture)

Pathologies, mauvaises pratiques apicoles et famine : les véritables causes des mortalités d'abeilles clairement identifiées
 Les conclusions 2015 du dispositif officiel de suivi des troubles d'abeilles par les services du ministère de l'Agriculture sont claires et sans ambigüité : ce sont bien des facteurs sanitaires et nutritionnels qui expliquent les mortalités d'abeilles. On peut donc hiérarchiser les facteurs par importance : 1- Pathologies 2- Pratiques apicoles 3- Manque de ressources alimentaires et 4- Produits phytosanitaires.
 En matière de santé du cheptel apicole, l'analyse du bilan annuel des enquêtes menées par les services de l'Etat est riche d'enseignements. Ces enquêtes font suite aux signalements de mortalités aiguës de colonies. En 2015, ce sont 195 alertes dans 52 départements qui ont été enregistrées, ce qui représente une forte hausse des signalements par rapport aux années précédentes et donc implique une plus grande fiabilité et représentativité des problèmes rencontrés sur le terrain par les apiculteurs.
 Le Varroa, ennemi numéro 1 des abeilles
Près de 4 enquêtes sur 10 ont conclu à la responsabilité certaine de pathologies expliquant ainsi les mortalités observées. C'est essentiellement l'insuffisance, voire l'absence complète, de lutte contre le Varroa qui explique cette situation. « Eu égard au profil de varroa et son rôle dans l'affaiblissement du système immunitaire de l'abeille ainsi que son rôle de vecteur d'autres agents pathogènes, notamment les virus, ce constat récurrent est alarmant et invite à des actions concrètes et rapides de la part des apiculteurs » selon Fayçal Meziani, référent expert national « apiculture, pathologie des abeilles » à la DGAL (Direction Générale de l'Alimentation - Ministère de l'Agriculture)*.

Les mauvaises pratiques apicoles au banc des accusés
Il n'est pas très politiquement correct d'évoquer la qualité des pratiques apicoles. Si, fort heureusement, une large majorité d'apiculteurs gèrent avec soin et attention leur cheptel apicole, force est de constater que les mauvaises pratiques perdurent. Selon l'expert de la DGAL, il s'agit en effet d'un autre constat récurrent. Et loin d'être marginal, il explique environ 1 cas de mortalité sur 7 (14 %). Concrètement, il s'agit de lutte contre le varroa avec des produits acarides non homologués ou des « remèdes de grand-mère faits maison », de mauvaises préparations de l'hivernage, de couvain refroidi, de pénurie alimentaire et dépopulation en sortie d'hiver... Pour Fayçal Meziani, « ces pratiques engendrent des mortalités élevées constatées au sein des colonies visitées ».*
A quand une stratégie nationale de lutte contre le Varroa ?
Présent en Europe depuis 1982, le Varroa est la principale menace pour les abeilles. « Lorsqu'une stratégie de lutte collective est menée, les résultats sont là » explique Philippe Lecompte, Président du Réseau Biodiversité pour les Abeilles. « Dans la Marne, où une lutte collective est organisée, les mortalités d'abeilles liées au varroa restent à des taux raisonnables de l'ordre de 9 à 13% selon les années » poursuit-il. Dans ses conclusions annuelles, la DGAL ne fait pas mystère de la nécessité d'une telle stratégie contre cet acarien parasite.

Les abeilles continuent de mourir de faim
Après les pathologies, les mauvaises pratiques apicoles et les phénomènes de désertion des ruches dont la cause se trouve également dans les maladies, la famine est un autre facteur préoccupant pour les apiculteurs. Depuis une dizaine d'années, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles ne cesse d'alerter les pouvoirs publics sur cet enjeu dont les réponses apportées demeurent insuffisantes. « Pourquoi le verdissement de la PAC, censé être un outil environnemental, a sonné le glas de la prime aux jachères apicoles ou mellifères » s'interroge Philippe Lecompte. Il faut d'urgence mettre en œuvre des mécanismes pour favoriser le développement d'une ressource alimentaire adaptée aux besoins des abeilles, c'est à dire une ressource en quantité suffisante tout au long de la saison, avec une diversité d'espèces et une qualité nutritive des pollens élevée. Outre les jachères, les éléments du paysage à mobiliser sont multiples : haies, lisières forestières, bords de champs, bandes enherbées le long des cours d'eau...
Les pesticides, on en parle beaucoup. Sans doute trop !
La responsabilité des produits phytosanitaires par des intoxications ayant conduit à des mortalités d'abeilles apparaît à nouveau comme très réduite. Selon le bilan de la DGAL, ces cas ne concernent que 4% des cas de mortalité. Parmi les substances pointées du doigt, le Spinosad émerge. C'est un insecticide utilisé en agriculture biologique. Apiculteur professionnel bio, Philippe Lecompte reconnaît que « le label bio en agriculture ne signifie pas une absence de risque sur la santé des abeilles, ni la présence d'une ressource florale pour les abeilles ». Il ressort également des résultats de ces enquêtes que les cires sont les matrices principales de contamination à long terme. En effet, on observe des phénomènes d'accumulation des toxiques dans les cires puisque la dégradation des résidus se fait de manière très lente. Ainsi, 5 ans sont nécessaires pour qu'une cire perde 50% des résidus de fluvalinate, solution anti-Varroa placée directement au cœur des ruches, mais également utilisée comme insecticide en agriculture pour contrôler les méligèthes, ravageurs du colza.
Selon le Réseau Biodiversité pour les Abeilles, il est temps de se rendre à l'évidence et de prendre acte des résultats de ces enquêtes qui, années après années, affichent une continuité et une cohérence dans leurs conclusions. Dès lors, pourquoi continuer à refuser de voir la réalité en face en maintenant un focus manifestement disproportionné sur les pesticides et en s'obstinant de refuser de traiter les véritables sujets, à commencer par la lutte contre le Varroa par un accompagnement des apiculteurs avec des formations adaptées à un métier de plus en plus complexe. Des intoxications liées aux produits phytosanitaires existent. Il faut bien entendu y répondre mais sans en faire l'arbre qui cache la forêt. « Ce sont avant tous les apiculteurs qui doivent supporter les conséquences de ces mauvais choix » rappelle Philippe Lecompte.
« La France continue de perdre ses abeilles quand d'autres pays développent leur cheptel, à situation environnementale comparable. L'année 2016 est une année noire pour l'ensemble de la filière. C'est la pire de toute notre histoire. On ne compte plus les apiculteurs qui mettent la clé sous la porte. La production nationale s'est effondrée à 8 000 tonnes. Il y a urgence. Nous sommes déjà dans le mur mais il faut maintenant en sortir et reconstruire » conclut-il.

* cf. article publié dans La Santé de l'Abeille n°275

Contact presse : Pierre Testu
A propos du Réseau Biodiversité pour les Abeilles
Fondé par Philippe Lecompte, apiculteur bio professionnel à Ville en Tardenois (Champagne), le Réseau Biodiversité pour les Abeilles s'impose depuis sa création en 2007 comme l'expert de l'alimentation des colonies. Acteur innovant et incontournable dans la déclinaison de la biodiversité en France, il coordonne le développement et la mise en place de jachères apicoles et d'intercultures mellifères. Véritables garde-manger pour abeilles, ces oasis de biodiversité sont réparties sur l'ensemble du territoire et contribuent de manière efficace au renouvellement du dialogue entre apiculteurs et agriculteurs grâce à un partenariat gagnant - gagnant. A ce jour, plus de 15.000 hectares consacrés à l'alimentation des pollinisateurs et au maintien de la biodiversité sont ainsi recensés. www.jacheres-apicoles.fr

http://www.jacheres-apicoles.fr/index/chap-adhesion/

Depuis 9 ans, le RBA travaille avec les agriculteurs pour développer la mise en place de jachères apicoles et ainsi pallier au risque de disette alimentaire. En effet, grâce à des mélanges d’espèces connues pour leur intérêt agronomique et pour la qualité de leur pollen et de leur nectar, ce type d’aménagement permet de satisfaire à la fois les pollinisateurs et les agriculteurs. Si les itinéraires techniques pour l’implantation de ces aménagements sont désormais bien maitrisés, il est nécessaire que les jachères apicoles ou mellifères soient stimulées par une règlementation incitative et valorisées par la Politique Agricole Commune. Le besoin de ressources alimentaires supplémentaires pour les pollinisateurs est une opinion partagée par la communauté scientifique mais reste hélas insuffisamment portée par la France et l’UE. Nous incitons donc les pouvoirs publics à intégrer ce facteur clé à travers une déclinaison paysagère territoriale pour résoudre la crise apicole





alors que ....





Des surfaces d’intérêt écologique sans grand intérêt pour la biodiversité

Un exemple de surface d'intérêt écologique.
Un exemple de surface d'intérêt écologique.
©MAAF
Pas très écologiques, les surfaces d’intérêt écologique? C’est la critique formulée par deux ONG, à l’heure où la Commission tente de bannir les pesticides de ces zones censées améliorer la biodiversité de terres agricoles, en passe de devenir des déserts biologiques.
Un cinquième des terres agricoles de l’Union européenne sont considérées comme surfaces d’intérêt écologique (SIE). Cette notion constitue l’une des trois mesures-phares du verdissement de la politique agricole commune (PAC) de 2013, avec la diversification de l’assolement et le maintien des prairies permanentes. Pour y prétendre, l’agriculteur doit consacrer 5% de sa surface en terres arables[1] à des pratiques censées être bénéfiques pour la biodiversité. Listées avec précision, leur mise en œuvre donne droit à des équivalences en surface (voir ici), qui seront prises en compte dans le calcul des paiements directs.
PLANTES FIXANT L’AZOTE
Or, assurent The European Environmental Bureau (EEB) & BirdLife Europe & Central Asia (ECA) dans une étude, alors que les agriculteurs ont plus qu’atteint sur le papier l’objectif fixé par la PAC, ce sont des cultures aux effets négligeables sur la biodiversité qui sont cultivées sur 75% des terres déclarées comme SIE. En cause: les cultures de plantes fixant l’azote, celles portant des cultures dérobées[2] ou a? couverture végétale, plantées ou semées au détriment des jachères (qui occupent un cinquième des SIE), dont les conséquences positives pour la biodiversité sont bien plus élevées. Ce constat arrive à point nommé, alors que la Commission ferraille pour interdire les pesticides sur les SIE.

et combien de perte de production pour notre Pays et nos agriculteurs, mis à l'abris des technologies utilisées dans le monde  !!





Pas de lien entre le Gaucho et la mortalité des abeilles


Fin d’une procédure de près de 16 ans

C’est une « décision importante » pour Bayer qui « met un terme à une procédure qui aura duré près de 16 ans ». Elle confirme que « les causes de mortalité des abeilles sont multifactorielles » et que le Gaucho « lorsqu’il est utilisé dans le respect des bonnes pratiques agricoles est hors de cause dans la mortalité des colonies d’abeilles ».
« La récente loi sur la biodiversité adoptée en juillet 2016 et qui interdit l’usage des produits de la famille des néonicotinoïdes ne permet donc pas de résoudre les causes principales et réelles de mortalité des abeilles, regrette la firme phytosanitaire. Elle prive en outre les agriculteurs français d’outils sûrs, efficaces et compétitifs, sans que pour l’heure aucune solution alternative durable ne leur soit proposée. 

Un jour viendra le procès des OGN marchand de peur, lobby autorisé de la république et non créateur de valeur et de richesse de notre économie, un jour viendra ...!!?